à propos de...

 

LA MÉDITATION SELON KRISHNAMURTI.

Lorsque vous avez découvert que la concentration, la prière, la dévotion, la discipline ne sont pas la méditation,

Que se produit-il ?

Vous êtes en train de vous découvrir en action.

La compréhension de ces choses est la découverte de votre propre processus de pensées, qui est connaissance de soi.

Soulever ce qui recouvre ce processus, c’est vous découvrir vous-même en action ;

Le comprendre, c’est vous comprendre vous-même.

Ainsi, la méditation est un processus de compréhension de soi-même :

Il n’y a pas de méditation sans connaissance de soi, et c’est ce que vous venez de découvrir à l’instant.

Alors, vous vous observez vous-même dans votre action de concentration, à travers votre prière, à travers votre discipline, à travers votre dévotion.

Lorsque l’esprit est calme, lorsqu’il n’est pas en devenir, lorsqu’il ne cherche pas une fin, lorsqu’il est extrêmement vif et passif, en ce silence, il y a un mouvement, une expérience dans laquelle le temps n’est pas.

C’est un état d’être où n’existe ni passé, ni présent, ni futur.

Méditer, c’est vivre d’instant en instant, tous les jours, ce n’est pas s’isoler dans une chambre ou une caverne, car, de cette façon, l’on ne peut jamais connaître la vérité.

La réalité peut être trouvée dans nos rapports- non pas dans nos rapports éloignés, mais dans nos rapports avec l’existence quotidienne.

S’il n’y a pas compréhension de la vérité dans nos rapports, on ne comprend pas ce que c’est qu’avoir un esprit en état de quiétude.

C’est la vérité qui rend l’esprit calme… ce n’est pas votre désir d’être calme, et la vérité peut être trouvée dans nos rapports qui sont action, le miroir dans lequel nous nous voyons nous-mêmes.

Ainsi, la connaissance de soi est le commencement de la sagesse, et sans cette sagesse, il ne peut y avoir de tranquillité. La sagesse n’est pas le savoir.

Le savoir est un obstacle à la sagesse, il nous empêche de soulever d’instant en instant ce qui recouvre le moi.

Un esprit en état de quiétude connaitra l’être, ce que c’est que d’aimer.

L’amour n’est ni personnel, ni impersonnel, l’amour est simplement amour et ne peut être défini ou décrit par l’esprit.

Extrait de « L’esprit de création, la libération par l’action »

De Krishnamurti, préface d’Isabelle Clerc.

Editions Presses du Chatelet. 2015


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Propos sur L'ENERGIE VITALE.... 

 

 

 

 

Tout d’abord, le terme énergie qui vient du grec « energeia », signifie « force en action ».
Cette puissance est donc naturelle puisque nous la puisons en nous.

L’énergie est une flamme intérieure qui nous stimule, et comme nous le verrons plus loin, elle est haute lorsque notre humeur l’est et inversement.

Alors, comment faire pour maintenir notre énergie a un niveau élevé ? Surtout, nous devons privilégier ce qui génère de l'énergie.
C'est-à-dire tous les évènements qui touchent à notre plaisir…

 L’énergie heureuse, celle qui correspond au bonheur, est celle de la joie. La joie se manifeste lorsque nous décidons d’adhérer à la vie. C’est une expérience d’être. Nous pouvons décider de mener une forme de vie descendante (pessimiste) ou une forme de vie ascendante (optimiste). Mais pour sentir de l’énergie joyeuse sur la durée, l’enthousiasme s’impose ; c’est lui le dynamiseur de la joie qui va nous aider, nous donner l’élan… 

Ainsi, si nous voulons réaliser un projet qui nous tient vraiment à cœur, l’enthousiasme va nous accompagner pour soulever des montagnes et l’accomplir jusqu’à son terme.

 Le manque d’énergie est un sujet récurrent autour de nous. Combien de nos proches se sentent « vannés, claqués, sur les rotules » ?Comme si l’énergie était devenue une source rare et non renouvelable. Cette sensation d’épuisement vient du fait, en premier lieu, de la difficulté à reconnaître cette énergie, à la mobiliser, et de notre propension à en faire un mauvais usage ensuite. Il peut également exister des blocages physiques, affectifs ou mentaux qui empêchent cette énergie de circuler librement et correctement.

C’est là tout l’aspect utile de la pratique du Yoga de l’Energie.


Déblocage, meilleure circulation et plus grande conscience, des valeurs prônées par le regretté Roger Clerc (1908/2003) qui enseignait : « Là où la pensée va, l’énergie va ».

 Jacques Choque nous livre ici sa définition de l’énergie :

« La notion d’énergie n’a pas seulement été étudiée et développée en Inde, berceau du Yoga. On la retrouve dans toutes les civilisations sous des appellations différentes : en Chine, c’est le « chi » ou « qi », au Japon le « ki », dans la tradition grecque le « pneuma ». Les adeptes de Pythagore nommaient cette puissance invisible le « corps lumineux », alors que les pères de l’église l’appellent le « corps glorieux ».

 En Yoga, ce souffle vital, cette force infinie et omniprésente qui se manifeste partout dans l’univers porte le nom de « prana ». Cette force (la kundalini) peut être réveillée et maîtrisée grâce au contrôle du souffle par le mental, le prana.

Le pranayama permet de capter l’énergie cosmique et de la transformer dans nos centres d’accumulation d’énergie que sont les chakras. Le prana circule alors à travers des canaux, les nadis, (qui correspondent aux méridiens de l’acupuncture dans la médecine traditionnelle chinoise) qui font partie d’un vaste réseau qui a des ramifications dans tout le corps.

La circulation de l’énergie est facilitée, en plus des techniques de pranayama, par le travail des postures (asanas), qui atténuent les blocages et par le travail de la conscience, en particulier l’observation du souffle. »                     Jacques Choque.www.ifsyr.fr                       

 L’énergie ne peut être comprise ni utilisée au mieux si on la réduit à une simple question physiologique. La biologie et la chimie de l’organisme jouent certes un rôle déterminant, mais bien d’autres facteurs entrent en jeu. Si un déficit de potassium peut provoquer une baisse de tonus, on doit également se demander pourquoi notre taux de potassium a subitement chuté. L’énergie résulte d’une interaction et d’un équilibre entre plusieurs « acteurs ». Notre corps (la forme, le tonus), notre souffle (la fluidité, la circulation), notre mental (l’humeur, l’ouverture), notre désir (l’envie de faire, les projets).

Quand cet équilibre se trouve rompu, nous nous sentons inexplicablement fatigués. La plupart du temps, le tonus épouse la courbe de nos réactions et de nos émotions. C’est pourquoi, il me parait important d’apprendre à canaliser cette force, cette énergie en nous pour l’utiliser au mieux et l’investir dans des activités positives, qui apportent du plaisir à chaque moment de notre quotidien.

 Enfin, soyons curieux: Garder l’esprit ouvert, disponible et pétillant est source d’énergie !

 Le Yoga de l’énergie tel que nous l’enseignons au sein du Centre Yoga Equilibre s’adresse ainsi à un grand nombre de personnes qui désirent se rééquilibrer et apprendre à mieux vivre. C’est avant tout la recherche d’un art de vivre pour retrouver la joie de vivre ici et maintenant dans la vie de tous les jours, au sein de notre monde moderne, où nous apprenons à respecter cette loi d’alternance : Des activités dans la vie mondaine, portées par notre énergie positive et le retrait intérieur dans des moments de méditation.

  François Botti, inspiré par l'article sur l'énergie vitale du numéro 3 de la revue  Esprit Yoga

 


 

Morphologie spirituelle : la structure tripartite de tout être : 

 

Les Védas donnent l’explication très transparente et complète sur notre morphologie à tous les niveaux. Cette même structure est applicable aussi bien aux hommes qu’aux animaux, aux plantes et à tout le monde organique.

Le « je » : A notre époque matérialiste, nous sommes habitués à s’identifier à notre corps ou du moins à notre position sociale : je suis grand ou maigre, blanc ou noir, je suis prof ou grand-mère. On se perçoit quotidiennement comme le corps de cette incarnation, mais malgré ceci notre langage est plus sage et nous disons « ma jambe», « ma tête », « mes pensées », « mon humeur ». On ne dit jamais « moi jambe », « moi tête », « moi pensées », « moi humeur ». Ceci veut bien dire qu’il existe un Moi qui pense être le possesseur de toutes ces matières et énergies, n’est-ce pas ? 

Les Védas disent qu’il est fondamentalement incorrect de dire « mon âme », car c’est l’âme même qui est Moi ! Ce n’est pas vous qui avez une âme, c’est vous qui êtes l’âme, et vous avez un corps, des corps ! 

Le souci réside  juste dans le fait que l’âme est couverte de différentes envies, qu’elle veut s’identifier aux objets et états matériels et qu’elle a oublié sa nature d’origine divine. 

Les textes védiques disent que la triple nature de l’âme est  SAT – CHIT – ANANDA. DSC00974.jpg

SAT – éternité

CHIT – connaissance

ANANDA – béatitude

Une fois qu’un être conscientise profondément sa nature et oublie le monde des apparences (Maya), il atteint l’Éveil.

La structure tripartite : 

Les Védas parlent des trois parties qui constituent tout en système formant chaque être vivant. Ce sont donc : le corps physique, le corps subtil ou énergétique et le corps spirituel ou l’âme.

  Pancha  kosha : 

Le corps physique ainsi que tous les corps subtils appartiennent au monde matériel, le corps subtil étant juste moins matérialisé de manière visible. Les Védas les décrivent donc comme pancha kosha. 

« Pancha » en sanskrit veut dire cinq et « kosha » « étui », « enveloppe » ou « revêtement ».

La partie « maya » associée à chaque nom signifie en sanskrit « illusion » et montre que toutes ces enveloppes ne sont pas notre nature originelle.

 1. Anna-maya kosha / corps physique .

Ce corps est appelle le corps de la nourriture (anna), de matière organique, il s’appelle ainsi car il en est fait et il en est dépendent, de la nourriture (y compris l’eau et l’oxygène) qui est la forme la plus grossière du prana. 

2. Prana-maya kosha / corps vital .

Cette enveloppe est faite de l’énergie vitale (prana) avec laquelle elle nourrit chaque cellule du corps physique. En elle se lit la santé du corps physique. Avant d’être physiques, les maladies ont leur empreinte énergétique dans ce corps (fuites d’énergie, blocages, dépression). Cette enveloppe est liée au système sanguin et au kapha dosha. 

3. Mano-maya kosha / corps mental et sensoriel .

Il s’agit ici de système des sensations et des émotions, des jugements et pensées qui constituent notre mental. Manas veut dire « mental » en sanskrit. Tous les corps sont intimement liés. Ainsi les agitations dans le mental qui est l’enveloppe la plus instable de toutes, troublent les koshas inferieurs (1 et 2) et peuvent bloquer les koshas supérieurs (4 et 5). Souvenez-vous, quand on est en colère notre corps rougit, l’énergie tourne à toute vitesse et nous perdons complètement le sens de l’intuition et d’autant plus la joie. C’est pourquoi le yoga travaille beaucoup avec le mental et l’apaisement des sens. Cette enveloppe est liée au système endocrinien et au pitta dosha. 

4. Vijnana-maya kosha / corps d’intellect et d’intuition .

La notion la plus proche pour expliquer cette enveloppe serait « la voix intérieure », la connaissance, le guide. Il ne s’agit de d’un mental subjectif, mais de l’intuition. La vocation de corps c’est la prise de décision. « Vijnana » signifie la connaissance discriminante. Cette enveloppe est liée au système nerveux et au vata dosha. 

5. Ananda-maya kosha / corps de félicité.

C’est l’enveloppe qui est composée de béatitude et de félicité (ananda). C’est un corps de grande lumière, inaltérable. 

Diverses pratiques yogiques purifient les koshas afin d’enlever l’illusion matérielle « maya » et faire l’extension de la conscience jusqu’à notre nature originelle.

Ashtanga ou les 8 étapes du Yoga : 

 Une posture de pro!

Ashtanga signifie en sanskrit « constitué de 8 parties », « de 8 membres » ou « de 8 étapes », « asta » étant 8. Contrairement à l’habitude qui existe aujourd’hui dans le monde occidental d’en faire un style de yoga dynamique, ashtanga est en réalité le chemin décrit par le rishi (sage) Patanjali dans les Yoga Sutras en IIème siècle av.JC. Le chemin qui peut être appliqué à la pratique de n’importe quel style de yoga (hatha, vinyasa, Iyengar, kundalini, akhanda, kriya).  

Avant de les regarder notons que comme chaque processus de perfection, ces étapes ne donnent pas à suivre un chemin linéaire. Selon le principe de la dialectique, les 8 étapes et leurs sous-étapes doivent être travaillées en spirale. On peut mettre en parallèle les 7 premières étapes d’ashtanga avec les 7 chakras allant du plus matériel au plus éveillé.  De même manière que l’on travaille avec les chakras en revenant en spirale, on approfondit chaque étape d’ashtanga, on purifie chaque niveau progressivement pour y revenir dans quelques temps. 

1.    Yama: discipline sociale / régulations éthiques. 

 A. Ahimsa : non violence

La non violence c’est l’acceptation, la tolérance et l’amour. Patanjali dit que à coté au contact avec vrai yogi, une personne ordinaire vas automatiquement lâcher toutes ses tendances violentes, qu’elles soient physiques ou psychologiques. L’Ahimsac’est également le développement de la conscience éthique et le refus de consommation des produits de violence tels que viande, volaille, poisson. 

B. Satya : dire la vérité

A part le fait de ne pas mentir, la vérité dans le sens profond se compose également de l’honnêteté, de l’absence du jugement et du fait d’être vrai et juste envers soi-même. On peut tromper le monde extérieur, mais il est beaucoup plus difficile de rester honnête devant le juge intérieur. Voilà la vérité. 

C. Asteya : ne pas voler

L’aspect subtil du fait de ne pas voler, est de contrôler le vol mental, c’est à dire l’avarice et la jalousie. 

D. Brahmacarya : contrôler les pulsions sexuelles

Pendent les rapports sexuels l’énergie quitte le corps physique et subtil en sortant par le 1ier chakra. Une telle perte et décente d’énergie pousse la personne à revenir vers ses attachements matériels et égoïstes. Brahmacarya peut être totale ou partielle (quand les personnes ont des rapports sexuels uniquement pour concevoir leurs enfants ou du moins se limitent à rester fidele à un partenaire). 

E. Aparigraha : prendre seulement ce qui nous est nécessaire

Il s’agit ici du contrôle de l’envie et de l’accumulation.  Patanjali dit que « seulement celui qui s’est libéré de Moi et le Mien est capable de voir les choses dans leur nature véritable ». 

2.    Niyama: discipline individuelle / observations intérieures. 

A. Saucha : propreté

C’est uniquement en respectant la propreté physique qu’on peut se diriger vers la propreté de la Conscience. Il faut purifier le corps des toxines, des maladies, refuser la nourriture artificielle (le junk food) et les intoxications comme la drogue, l’alcool, le café même le thé et le chocolat. Il faut porter les vêtements propres en tissus naturels et se laver deux fois par jour. 

B. Santosha : contentement

Contentement peut être défini également comme gratitude et appréciation de ce que l’on acquiert. 

C. Tapas : austérité

Le jeun, et toutes les types de retentions ou d’ascèses aident beaucoup à contrôler les pensées et le mental. 

D. Svadhyaya : observations spirituelles et examen de soi

Cette étape parle de la nécessité de l’intégration dans la pratique, l’étude des textes spirituels et l’observation à quel point mes propres actions s’y accordent. Pour s’aider on peut tenir un journal spirituel. 

E. Ishvara pranidhana : dévouement au Divin

Cela se traduit littéralement comme « s’en remettre au Divin ». Sans attendre les fruits et les résultats de ses actions, il s’agit de faire confiance à la Volonté Supérieure. Il s’agit également de la dévotion dans la pratique quotidienne, plus précisément d’offrir les bénéfices de ses propres actions au Divin ou à son Maître Spirituel. 

3.    Asana: pratique des postures. 

C’est uniquement quand l’on a commencé à avancer sur les Yamas et Niyamas qu’on peut aborder la pratique des asanas : A cause de l’énergie extrêmement puissante générée par la pratique des postures. Si cette énergie est dirigée par un mental agité, un ego débordant et un corps grevé d’intoxications et maladies, cela peut se retourner contre le pratiquant. Mais si vous travaillez sur la purification du mental et l’hygiène physique et psychique, la pratique des asanas ne va qu’accélérer le processus.  

Dans son sens profond le terme « asana » veut dire : « la position du corps dans laquelle nous sentons que le Divin est à l’intérieur de nous ». L’asana doit être stable pour que ce sentiment de la présence divine ne s’en aille pas. La pratique des postures prépare le corps et le mental pour les étapes du pranayama et de la méditation.

4.    Pranayama: travail avec la respiration. 

La respiration étant le lien le plus sûr et en même temps le plus subtil entre notre corps physique et système psychique, elle aide à contrôler nos énergies et nos émotions. Elle permet de les purifier des tendances égoïstes et les diriger vers notre Être Véritable.

« Prana » : c’est l’énergie vitale, et « ayama » l’extension. Pendant la pratique du pranayama en faisant l’extension de prana, on ouvre et élargit également la conscience. 

5.    Pratyahara: contrôle des sens. 

A ce niveau le contrôle des sens n’est pas seulement un tapas (une discipline) mais quelque chose d’indispensable. Le but d’un tel contrôle des sens est de ne pas dépenser de l’énergie dans les plaisirs sensuels pour rester concentré sur ses relations avec le Divin. 

6.    Dharana: concentration.

La concentration commence par la détente de la conscience, ceci est vrai à n’importe quel niveau : pour une personne cherchant sur son trousseau la bonne clé pour ouvrir la porte, au même titre que pour un yogi ayant le but suprême.  La concentration est fondamentale pour la méditation. L’objet de la concentration peut être la respiration, le mantra personnel ou votre image du Divin. 

7.    Dhyana: méditation. 

Il ne s’agit pas ici de la méditation-relaxation que l’on connaît à nos jours en Occident, mais de l’arrêt des activités mentales. Des grands yogi peuvent méditer pendent des années sans sortir de cet état. Ils ne sont plus perturbés pas leurs sens et ils méditent sur l’Univers ou l’un de ses aspects. 

8.    Samadhi: l’éveil / la réalisation du Soi. 

Comme une rivière, en entrant dans l’océan, perd son identité et son ego, l’âme individualisée, l’Atman, s’unit avec le Brahman, avec l’Absolu. Le méditant et l’objet de méditation fusionnent et perdent leurs distinctions. L’ego brûle et l’Esprit devient omniscient et omniprésent. 

Pour avoir du courage et de la détermination sur ce chemin, ayez en mémoire l’allégorie qui dit que :

 « Le bonheur est la cible, le yoga est l’arc et vous êtes la flèche ». 


 

Extraits de « La solution intérieure », vers une nouvelle médecine du corps et de l’esprit

 de Thierry Janssen aux éditions Fayard (2006).

La rencontre du Soleil avec la Lune :

Simple technique méditative pratiquée en position assise, le Raja Yoga (ou Yoga Royal) des origines s’est enrichi d’un grand nombre de postures ou asanas qui constituent le Hatha Yoga. Plus physique, c’est cette forme de Yoga qui est la plus répandue, enseignée et accessible à un plus grand nombre. (enseignée par vos professeurs du « Centre Yoga Equilibre »).

Ha signifie le Soleil, et Tha la Lune. Rencontre des opposés, du jour et de la nuit, de masculin et du féminin, de la tension et du relâchement.

Chaque posture est l’occasion d’un étirement, d’une flexion ou d’une torsion qui favorisent la flexibilité de la colonne vertébrale, assouplissent les articulations, activent les flux sanguins et nerveux, mobilisent les organes et alignent le corps et l’esprit. Il s’agit de ne jamais forcer, mais progressivement, par l’intérieur de prendre conscience de ses tensions.

Le maintien des postures pendant un certain temps entraîne l’esprit à la persévérance et à la concentration. Il s’ensuit une véritable méditation. dsc03995.jpgLes techniques respiratoires, pranayama, augmentent l’oxygénation du sang, mobilisent davantage d’énergie et stimulent le système parasympathique. Le cœur se ralentit et les muscles se détendent. Le fait de ses concentrer sur le rythme respiratoire favorise la prise de conscience de soi dans l’instant présent. L’esprit s’apaise et se clarifie. Les émotions positives prennent le dessus.

On apprend alors à accepter son corps tel qu’il est, façonné par notre histoire.

La voie que propose le Yoga est celle de l’écoute et du respect de soi. C’est aussi celle du changement, car au fil de la pratique, tandis que la rigidité fait place à la fluidité, on découvre l’étonnante plasticité du corps et de l’esprit.

 Souvent présenté comme une technique de relaxation, le Yoga diminue le stress et l’anxiété, améliore les troubles du sommeil et procure un sentiment de bien-être tant chez les personnes bien portantes que chez les malades. Chez des personnes atteintes de troubles psychiques, en cure de désintoxication ou atteintes du cancer, le Yoga constitue un précieux soutien. Outre ses effets antidépresseurs, il peut stimuler l’immunité et réduire les douleurs…

Bien souvent, nous respirons mal. Souvent stressés, nous sommes dominés par les influx nerveux sympathiques. Notre souffle est court, rapide et superficiel. L’oxygénation des globules rouges est médiocre, la circulation sanguine est ralentie et la qualité d’énergie pour les cellules de l’organisme est faible. Le Yoga propose des techniques efficaces pour remédier à cela.

Il agit sur la respiration et enseigne comment maîtriser les mouvements du corps.

 Par exemple, apprendre à expirer deux fois plus longtemps que ne dure l’inspiration, permet de constater, que cette technique 2/1, a une influence immédiate sur l’état de stress. L’explication est simple. Le déséquilibre entre l’expir et l’inspir fait pencher la balance neurologique en faveur du système parasympathique. Le relâchement ainsi obtenu est donc profond. De plus, l’attention nécessaire pour maintenir ce rythme particulier plonge le mental dans un état méditatif très apaisant.

D’après le Swara Yoga ou Yoga de la respiration, chacune des narines est en rapport avec un des canaux énergétiques Ida et Pingala. Respirer à travers la narine gauche active Ida, respirer à travers la narine droite stimule Pingala. Or, Ida représente le système parasympathique et Pingala, le système sympathique. Alors, voilà comment gérer un stress important : simplement en s’allongeant sur le côté droit. Dans cette position, le mucus s’accumule dans les cavités nasales droites, et la respiration se fait préférentiellement à travers la narine gauche, Ida est stimulée et, après une vingtaine de minutes, l’apaisement se produit. L’expérience est assez convaincante.

Et pour cause : les cavités nasales sont en relation étroite avec l’hypothalamus lieu de la régulation sympathique/parasympathique, et élément central du cerveau émotionnel. De plus, chaque hémisphère cérébral est impliqué de manière spécifique dans la gestion des émotions. On comprend alors, qu’un changement de dominance nasale puisse modifier la dominance cérébrale et, de là, influencer l’équilibre du système nerveux autonome, l’état émotionnel et le fonctionnement du corps tout entier.

L’alternance nasale semble donc indispensable au maintien d’une bonne santé, parce qu’elle permet l’installation régulière de phases parasympathiques qui sont autant d’occasions de mettre en route les processus réparateurs de l’organisme.

En cas de fièvre, par exemple, l’obstruction de la narine dominante aide à faire baisser la température.

En cas de constipation, se coucher sur le côté gauche avant et après les repas permet d’ouvrir la narine droite et, de ce fait, d’activer Pingala, qui relance la péristaltique intestinale.

 A propos des émotions :

Longtemps considérée comme un phénomène perturbateur, voire inutile, l’émotion est en fait une information essentielle au maintien de notre homéostasie (la bonne santé ou l’équilibre).

Son étymologie latine : e-movere, indique que c’est elle qui met le corps et la pensée en mouvement.

Ces dernières années, de nombreux travaux ont tentés de comprendre la fonction des émotions. D’un point de vue biologique, il apparaît que les émotions négatives engendrent des réponses efficaces face à toute une série de problèmes de survie. La colère mobilise l’énergie nécessaire pour attaquer ou se défendre. La peur incite à fuir devant le danger. Le dégoût permet de repousser ou de vomir un aliment toxique. L’avantage évolutif des émotions négatives est donc manifeste, elles déclenchent donc des réactions physiques visant à préserver notre intégrité et notre équilibre.

 Qu’en est-il des émotions positives ?203.jpg

 

 Il a été testé la créativité de sujets à qui l’on demandait de compléter une suite de mot par un mot en accord avec eux. Par exemple, le mot noir pouvait être ajouté aux mots « nuit, marché et humour ». On a constaté que les personnes réussissaient mieux le test lorsqu’elles se trouvaient dans un état d’esprit positif.

 

Une autre étude a examiné les capacités diagnostiques de médecins en fonction de leur état émotionnel. Les résultats sont sans équivoque, les médecins de bonne humeur intègrent plus rapidement les données, restent moins fréquemment fixés sur une idée et sont davantage prêts à renoncer à des conclusions prématurées. Les émotions positives aident donc à garder l’esprit ouvert.

 Le laboratoire de recherches sur les émotions de l’Université du Michigan  a montré que les personnes d’humeur chagrine se concentrent davantage sur les détails, tandis que les personnes de bonne humeur ont tendance à tenir compte de la forme d’ensemble, ce qui dénote une pensée clairvoyante et inventive.

De plus, le fait de se sentir bien dans sa peau permet de renforcer les liens sociaux ; par conséquent, l’individu positif résiste mieux aux coups durs, et il peut envisager l’avenir avec davantage d’espoir. En augmentant les capacités d’imagination et de résistances aux évènements traumatisants, la joie, le plaisir, la gratitude, la compassion et toutes les émotions positives sont donc des atouts majeurs. Plus que simplement survivre elles nous permettent de vivre, d’être !!

 La suprématie des émotions positives :

On sait que la réponse immunitaire varie en fonction de l’activation de l’un ou l’autre des hémisphères du cerveau. L’immunité cellulaire est placée sous le contrôle du cerveau gauche, tandis que l’immunité humorale est plutôt régit par le cerveau droit.

Le cerveau gauche gère préférentiellement les aspects positifs des émotions, tandis que le cerveau droit est plutôt en relation avec les émotions négatives. Entretenir des émotions positives renforce donc l’immunité cellulaire. Celle-ci constitue notre défense de première ligne, indispensable pour réagir et tuer l’adversaire qui se cache à l’intérieur des cellules. Dès lors, on comprend mieux comment une attitude positive et raisonnée influe favorablement sur le cours d’une maladie, son évolution et sa guérison…

 Plusieurs études confirment cette latéralisation du contrôle émotionnel et immunitaire. Adopter une attitude négative engendre une réponse immunitaire plus faible et expose à un plus grand risque de maladie. En revanche, développer des sentiments positifs protègerait de biens des ennuis. C’est pourquoi, il est important d’encourager les malades à combattre la peur, à envisager leurs traitements d’une manière positive et à renforcer leurs défenses immunitaires, en choisissant de se faire plaisir…

Ainsi, la transmission de l’information émotionnelle positive ou négative au système immunitaire cellulaire ou huméral et à l’ensemble du corps se fait par l’intermédiaire de voies nerveuses organisées, elles aussi, sur deux modes différents. Le système nerveux autonome est, en fait, modulable par nos pensées et nos émotions.

 L’une des voies du système nerveux autonome, appelée sympathique, active l’organisme en vue de la fuite ou du combat. L’autre voie, appelée parasympathique, provoque, au contraire, un ralentissement des fonctions physiologiques afin d’économiser l’énergie et de permettre la mise en route de processus réparateurs.

Du coup, le système sympathique domine plutôt le jour ; le parasympathique prend le relais la nuit. Cependant, à tout moment, notre survie dépend de la faculté d’adaptation de ces deux commandes nerveuses.

Idéalement, il faudrait pouvoir préserver une balance équitable entre la tension sympathique et le relâchement parasympathique. Les yogis indiens expriment cela, en termes d’énergie solaire et lunaire. Pour eux, la bonne santé est le résultat d’un équilibre entre ces deux forces antagonistes, tant au niveau psychologique que physique.

Ainsi, il a été démontré que l’hémisphère cérébral gauche active préférentiellement le système parasympathique, tandis que l’hémisphère cérébral droit, influence surtout le système sympathique.

Prenons le cas des pensées et émotions positives. En activant le cerveau gauche, elles stimulent le système parasympathique : les muscles se détendent, le rythme cardiaque ralentit, les vaisseaux se dilatent, la peau se réchauffe, l’énergie est utilisée pour réparer des blessures, le corps récupère de ses efforts. Pendant ce temps, l’immunité cellulaire, elle aussi, sous contrôle du cerveau gauche, confère à l’organisme une protection particulièrement efficace…

 Espérer :

« Avoir l’espoir ne veut pas dire que nous pensons que les choses vont se produire bien. Cela signifie simplement que  nous pensons que les choses auront un sens » écrivait Vaclav Havel.

Ce sens, c’est nous qui le donnons aux évènements positifs ou négatifs, il influence nos pensées et de là, l’ensemble de notre corps.  L’espoir est au cœur du processus de la guérison. Le faire naître en soi nécessite d’imaginer une issue favorable ou un objectif plein de sens et, par anticipation, de ressentir la joie qui accompagnerait sa réalisation. Au niveau cérébral, cette perspective active les circuits riches en dopamine, impliqués dans la motivation et la récompense. Dans l’instant, l’humeur s’améliore.

Ainsi, lorsqu’un malade se met à espérer, son cortex cérébral gauche engendre des pensées positives qui éloignent le sentiment de peur. Du coup, la cascade des réactions du stress s’interrompt et des endorphines-hormones atténuant la douleur et favorisant les pensées positives- sont libérées dans la circulation sanguine. Automatiquement, le corps se détend et les douleurs sont apaisées. En retour, le cerveau étant informé de cette amélioration, les émotions deviennent encore plus positives et le cortex cérébral gauche continue d’espérer.

 En revanche, imaginons que le malade continue de souffrir. Les influx douloureux parvenant au cerveau entraînent des émotions négatives. Le cortex cérébral gauche a du mal à maintenir son humeur positive. Tôt ou tard, le cortex cérébral droit prend le dessus, le découragement s’installe, et la cascade du stress s’enclenche. Si celle-ci s’emballe, le désespoir plonge la personne dans la dépression, les réactions inflammatoires deviennent excessives et l’état de santé se dégrade rapidement.

 Donner du sens, espérer, encourager les personnes malades, leur permettre d’apaiser leurs maux et insister sur les premiers signes d’amélioration d’une maladie sont donc des actes hautement thérapeutiques…

Apaiser le cerveau pour relâcher le corps :

Choisir un lieu tranquille, adopter une position confortable, dans des vêtements dans lesquels vous vous sentez à l’aise, fermer les yeux et relâcher, un à un, les muscles depuis les pieds jusqu’à la tête.

Inspirer par le nez et, à chaque expiration, répéter mentalement une expression ou un mot positif. Rester concentré pour ne pas s’endormir. Garder une attitude passive, sans réagir aux émotions qui envahissent le corps, sans donner suite aux pensées qui surgissent dans l’esprit. Inspirer par le nez et, expirer en répétant la phrase ou le mot positif.

Après quelques minutes, progressivement, le corps se détend, le rythme respiratoire se ralentit, la consommation d’oxygène diminue, le cœur bat moins vite, la pression artérielle s’abaisse, la tension musculaire se relâche, le cerveau, entre veille et sommeil, est parcouru d’ondes alpha.

La relaxation est profonde. Le sentiment de bien-être aussi.

 Il est proposé de pratiquer cet exercice pendant 10 à 20 minutes, 2 fois/jour, tous les jours.

Le but est de favoriser l’activation de système nerveux autonome parasympathique et du coup, l’apparition de toute une série de processus réparateurs.

Avec un peu de pratique, cette »réponse de relaxation » est de plus en plus facile à obtenir et ses effets sont de plus en plus durables. Un véritable « réflexe de tranquillité » s’installe.

L’Anatomie sacrée des yogis :DSC00806.jpgD’abord, ne considérons pas « Prana », comme une énergie d’un type particulier, comme l’énergie électrique, électromagnétique, nucléaire, mécanique ou calorique. Celle qu’on appelle « qi » en Chine, energia en Grèce, est un concept imprécis qui, à l’instar du « souffle de vie » (ankh des Egyptiens, pneuma des grecs, et Prâna des Indiens), est née de l’observation intuitive.

Considérons donc « prana », comme l’ensemble des forces physiques, émotionnelles et intellectuelles mobilisées et régulées, entre autre, par la respiration. Le « prana » serait donc, le flux des informations responsables de la parfaite cohérence du corps et de l’esprit.

Dans cette perspective, les « nadis », équivalents des méridiens de l’acupuncture chinoise, seraient ces sortes de voies préférentielles de conduction électroniques au sein du « corps ».

 Selon l’anatomie indienne, trois canaux principaux suivent le trajet de la colonne vertébrale : Sushumna remonte au centre, depuis le coccyx jusqu’au sommet du crâne, entouré d’Ida et Pingala qui, semblables à deux serpents, se croisent, l’un l’autre à sept reprises. A chaque croisement, émerge un « chakra » sorte de « roue énergétique » où est métabolisé le prana.

D’un point de vue énergétique, Ida et Pingala remplissent des fonctions opposées et complémentaires. On y voit une analogie troublante avec le fonctionnement du système nerveux autonome.

 Ainsi, Ida est en rapport avec l’archétype féminin de la Lune et avec les fonctions émotionnelle set intuitives du cerveau droit. On peut donc l’associer au système parasympathique qui commande la réponse de relaxation et de relâchement.

 Pingala, au contraire, est relié à l’archétype masculin du Soleil et aux fonctions de raisonnement et d’analyse logique du cerveau gauche. Il correspond parfaitement au système sympathique qui enclenche la réaction de fuite ou de combat. Au milieu, Sushumna, représente l’équilibre idéal, l’homéostasie parfaite, condition d’une bonne santé physique et psychique.

 Situés aux points de rencontre entre Ida et Pingala, les sept Chakras correspondent à la localisation de sept zones neurologiques importantes, sept plexus où se mêlent les innervations sympathiques et parasympathiques.

  •  Le premier, chakra situé entre les jambes, semble lié au plexus nerveux coccygien,
  • Le deuxième chakra, situé sous le nombril, au plexus sacré,
  • Le troisième chakra, situé au niveau de l’estomac, au plexus solaire,
  • Le quatrième chakra, situé au niveau de la poitrine, au plexus cardiaque,
  • Le cinquième chakra, situé au niveau de la gorge, aux plexus pharyngien et carotidien ainsi qu’aux ganglions nerveux cervicaux,
  • Le sixième chakra, situé entre les deux yeux (à l’endroit du troisième œil), à la partie postérieure de l’hypophyse, directement relié à l’hypothalamus,
  • Le septième chakra, situé au sommet du crâne, au cortex cérébral.

 

 Elaboré plusieurs millénaires avant notre ère, le système des chakras serait donc la traduction imagée d’une réalité neurologique perçue de manière totalement empirique et intuitive par les yogis indiens.les corrélations sont d’autant plus troublantes que les chakras sont considérés comme des « roues » (traduction du sanscrit) transformant et redistribuant l’énergie vitale.

 

Cette énergie agirait au niveau de différents organes, notamment des glandes endocrines et des tissus immunitaires : glandes surrénales pour le 1er chakra, testicules ou ovaires pour le 2ème, pancréas et rate pour le 3ème, cœur et thymus pour le 4ème, glande thyroïde pour le 5ème, partie antérieure de l’hypophyse pour le 6ème, glande pinéale pour le 7ème.

 

 De plus, chaque chakra influencerait une étape du développement psychologique et spirituel de l’individu. La logique du système est surprenante. Passer les chakras en revue un à un suffira à nous en persuader.

  •  le 1er chakra, rattaché à la Terre et à la dimension physique, permettrait la survie de l’individu. De fait, les glandes surrénales qui y sont attachées produisent l’adrénaline nécessaire à la réaction de fuite ou de combat et le cortisol sécrété en cas de stress et de danger. 
  • le 2ème chakra, rattaché à la fluidité de l’eau et à la vie émotionnelle, présiderait nos relations avec les autres, et en particulier à la sexualité. On ne peut nier que les testicules et les ovaires produisent les hormones sexuelles qui influencent l’humeur, les comportements et les rapports humains. De leur bon fonctionnement dépend la créativité de l’individu, un autre aspect relié à ce 2ème chakra.
  • le 3ème chakra, rattaché au feu et à l’intellect, participe à l’élaboration du sentiment de soi  et engendrerait la capacité de définir l’égo. De toute évidence, le pancréas et les autres organes digestifs contribuent à l’assimilation des aliments qui construisent l’individu, et la rate stocke les cellules immunitaires destinées à défendre ses limites.

Ainsi, la logique exprimée par les trois premiers chakras retrace parfaitement le processus d’individualisation de l’être humain : d’abord survivre, ensuite entrer en relation avec les autres, enfin définir son identité.

  •  le 4ème chakra, rattaché à la limpidité de l’air et à l’amour, transformerait les aspects physiques, émotionnels et individuels des trois premiers chakras en réalités spirituelles, imprégnées de compassion et de paix. C’est l’amour qui permet l’unification de soi et la communion avec les autres. C’est à travers le cœur que l’être humain touche au sublime.

Le cœur sécrète l’ocytocine, hormone qui favorise l’attachement entre les individus. Enfin, il existe une boucle de régulation entre le plexus cardiaque et le cerveau limbique, dont l’activation, notamment par une respiration profonde centrée sur le chakra du cœur et accompagnée de pensées positives, entraîne un apaisement émotionnel, la cohérence du rythme cardiaque, et un équilibre sympathique/parasympathique, l’optimalisation des facultés cognitives, un renforcement de l’intuition et une propension à l’empathie.

  • Le 5ème chakra favoriserait l’expression de la vérité propre à chaque individu et permettrait la définition et la réalisation de ses besoins régulatrices du métabolisme et déterminantes dans le développement physique et mental, les hormones produites par la glande thyroïde s’inscrivent parfaitement dans cette fonction.
  • Le 6ème chakra serait responsable des facultés mentales supérieures. La partie antérieure de l’hypophyse qui lui est rattachée commande l’ensemble du système  endocrinien, tandis que sa partie postérieure régule l’équilibre sympathique/parasympathique de l’hypothalamus. L’équilibre neuroendocrinien ainsi obtenu influence positivement non seulement la physiologie du corps, mais aussi l’état émotionnel, les raisonnements et l’intuition d’un individu.
  • le 7ème chakra, enfin, est rattaché au sentiment spirituel de l’unité. Des recherches récentes indiquent que la glande pinéale (épiphyse) joue un rôle de coordination et d’intégration indispensable au maintien de l’intégrité de chaque individu. Ainsi l’épiphyse transforme l’information contenue dans la lumière, la température et les champs magnétiques en signaux neuroendocriniens, notamment la mélatonine, qui régulent l’ensemble de la physiologie et influencent les différents rythmes corporels. En ce sens, il n’est pas faux de considérer le 7ème chakra comme une porte reliant l’individu au cosmos.

 

En conclusion, on peut en déduire que chaque zone énergétique du corps, chaque chakra, peut être le siège de déséquilibre ou de blocages. Trop de tonus sympathique, pas assez de relâchement parasympathique, les tensions s’installent, l’information chimique et électrique stagne, les organes souffrent, des maladies peuvent survenir…

D’où l’importance de bien se connaître, d’identifier et localiser le bon ou moins bon fonctionnement de chaque chakra (avec l’aide d’un enseignant qualifié), cela peut permettre d’identifier les raisons de certains stress, et de trouver les clés de la guérison… la plus parfaite harmonie possible, de ces centres d’énergie, permet de maintenir une bonne santé physique, mentale et spirituelle…

Extrait du chapitre : « Eclairant : La psycho-neuro-immunologie ».

 Jusqu’à une époque très récente, les chercheurs pensaient que le système nerveux et le système immunitaire fonctionnaient séparément, indépendamment l’un de l’autre. La limite entre ces deux systèmes n’est pas aussi définit que cela. Ainsi, il a été démontré que les neuropeptides qui servent à la transmission des messages entre les neurones au sein du cerceau agissent également dans les transmissions entre la majorité des cellules du corps, que celles-ci soient immunitaires, digestives ou vasculaires.

Ces découvertes remettent en cause l’idée que l’esprit serait uniquement produit par le cerveau. Certes, le cerveau est le siège des processus cognitifs participant à l’élaboration de la pensée et il exerce une action permanente sur le corps. Cependant, en retour, les informations en provenance du corps influent constamment sur le fonctionnement cérébral et l’élaboration des pensées. Dès lors, le concept d’un lien entre le corps et l’esprit apparaît comme trop dualiste.

Il est progressivement remplacé par la définition plus réaliste d’une « unité corps-esprit ».

 Dans l’état actuel de nos connaissances, nous pouvons identifier certains éléments clés de cette « unité corps-esprit » :

  • Le cerveau : composé de deux hémisphères qui jouent des rôles différents dans la gestion des émotions.
  • Le système nerveux autonome : transmet l’information entre le cerveau et le reste du corps à l’aide de nerfs stimulants (système sympathique) ou apaisants (système parasympathique)
  • Le système immunitaire ; relié au cerveau par le système nerveux autonome et par un système de régulation appelé « axe hypothalamo-hypophysaire-surrénalien »
  • Cet axe hypothalamo-hypophysaire-surrénalien, entraine une cascade de production d’hormones dans le cerveau (de l’hypothalamus vers l’hypophyse), puis du cerveau jusqu’aux glandes surrénales, qui sécrètent une hormone (cortisol) impliquée dans la régulation des réactions immunitaires.
  • Le système endocrinien : constitué de glandes produisant des molécules messagères (hormones) qui contrôlent le fonctionnement de l’organisme (croissance, maturation, digestion, production et consommation d’énergie, sexualité et reproduction), ainsi que les émotions, la mémoire, l’apprentissage et le comportement.

 Extraits de « La solution intérieure », vers une nouvelle médecine du corps et de l’esprit. Thierry Janssen aux éditions Fayard (2006).

P.S : espérant que ces quelques extraits remarquables éclaireront votre chemin, ou celui d’êtres dans le besoin, vos professeurs, Sibylle et François, restent à votre disposition pour toutes informations complémentaires sur ces sujets abordés dans la limite de leurs humbles compétences… Om Shanti…………              (François, à Savonnières, le 28 Aout 2013).


 

LA RELAXATION EST BONNE POUR NOS GENES:

Se relaxer modifie l’expression des gènes, et ce, en quelques minutes seulement !

Le stress est une réaction physiologique essentielle à tel ou tel évènement, bénéfique pour le corps et le cerveau jusqu’à un certain niveau, au-delà duquel, il devient délétère. Pour neutraliser l’excès de stress et demeurer à un niveau optimal, rein de tel que la méditation, le Yoga, le taï-chi, ou des exercices de respiration.

Toutes ces techniques suscitant, ce qu’ Herbert Benson, (fondateur et chercheur émérite de l’Institut Benson-Henry pour la médecine corps-esprit de l’hôpital général du Massachusetts, à Boston), a baptisé la « réponse de relaxation » (RR), relâchement des muscles, diminution de la consommation d’énergie, du rythme cardiaque et de la pression sanguine.

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Une étude récente a analysé le profil d’expression des gènes de 26 adultes novices, avant et après une formation de huit semaines à la RR.

Résultat : des changements significatifs dans l’expression de plusieurs groupes de gènes surviennent en l’espace d’une seule séance de vingt minutes !

Et plus le groupe est expérimenté, plus ces changements sont prononcés. Les gènes en question sont associés notamment au métabolisme, à la sécrétion d’insuline, au maintien des télomères (impliqué dans la lutte contre le vieillissement cellulaire) et aux circuits de l’inflammation. En outre, l’étude indique, qu’une seule séance de RR augmente le taux de monoxyde d’azote (NO, mesuré dans le souffle), ce gaz vasodilatateur qui fait baisser le rythme cardiaque et la pression sanguine. D’après Herbert Benson, ces petites bouffées de NO, liées à la production d’endorphines et de dopamine dans le cerveau « vous font sentir mieux et vous rendent plus productifs ».                         Article inspiré de la revue « Sciences et avenir » de juillet 2013, N° 797.


 

 

L’ESPRIT GUERIT LE CORPS, ou COMMENT LA MEDITATION AMELIORE LA SANTE ?

 

 La pratique de la méditation, en modifiant la structure et le fonctionnement de notre cerveau, agit de manière positive sur notre santé.Les neurosciences sont aujourd’hui en mesure de le prouver.

 

L’esprit n’existe pas isolément, il fait fondamentalement partie du corps, et l’un et l’autre ne cessent d’échanger des informations d’ordre émotionnel.

 

En réalité nos pensées et nos émotions influencent une grande partie de nos sensations physiques, de même que ce qui se passe dans notre corps intervient sur tout ce que nous pensons.

 

Un entrainement régulier de l’esprit peut soulager le corps.

 

L’exercice cérébral évoqué ici est la méditation de la pleine conscience. Inspirée des traditions bouddhistes, cette pratique vise à entrainer l’esprit à focaliser son attention sur ses sensations, sur le moment présent, puis à apprendre peu à peu à la réguler.   

 

De nombreuses études en neurosciences, menées depuis les années 90, prouvent que non seulement, ce jeu cérébral fait du bien à notre corps, mais aussi qu’il transforme littéralement notre cerveau, sa structure et son fonctionnement.

 

L’utilisation « médicale de la méditation remonte à la fin des années 70, quand un scientifique américain convaincu, Jon Kabat-Zinn, docteur en biologie moléculaire et professeur émérite à l’université du Massachussetts, a eu l’idée révolutionnaire de « laïciser » la pratique des moines bouddhistes, pour n’en garder que l’aspect pratique. Il a ainsi développé un programme baptisé « réduction du stress à partir de la pleine conscience », (en anglais Mindfulness Based Stress Réduction, ou MBSR).dsc00727.jpg 

 

A base de Yoga et surtout de méditation, les essais réalisés par Jon Kabat-Zinn sur des patients ont montré que cette pratique prévenait la rechute de la dépression, la douleur chronique, la gestion du stress, ainsi que de nombreuses maladies liées aux troubles de l’humeur.

 

Oui, en effet, se concentrer sur l’instant présent diminue le stress. La preuve par l’observation directe de la baisse de l’hormone du stress, le cortisol.

 

Une récente étude a démontré la relation directe entre attention et stress. Plus un individu parvient à mobiliser son attention sur une expérience sensorielle, plus son taux de cortisol baisse !

 

 

 

Les bénéfices de la méditation sur les affections liées au stress, mais aussi sur les rhumatismes, les maladies inflammatoires, intestinales sont évidemment de bonnes candidates à cette pratique. D’autres troubles comme la fatigue, l’insomnie, l’anxiété peuvent aussi bénéficier de cette approche.

 

Une seule nécessité, selon toutes ces études : il faut pratiquer régulièrement, environ une heure par jour. Bonne nouvelle, cela marche aussi par fraction, d’un quart d’heure. Attention, toutefois ; si la méditation est bonne pour la santé, elle ne guérit pas. Elle permet juste comme d’autres techniques, d’aider à mieux vivre…

 

Dans les nombreux ouvrages du psychiatre français Christophe André, la méditation y est toujours présentée non pas comme un outil de soin mais de
prévention, voire de diminution des symptômes

 

 

 

 

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CINQ ACTIONS POSITIVES DEMONTREES PAR LA PRATIQUE:

  • NERVOSITE : Source de nombreux maux (insomnies, maladies inflammatoires), le stress et l’anxiété sont efficacement combattus.
  • SYSTEME IMMUNITAIRE : si la méditation ne protège pas des infections graves, des liens attestent du son renforcement.
  • SOUFFRANCE : méditer réduit le vécu douloureux d’affections d’origine très diverses (migraines, maux de dos, cancers).
  • TROUBLES DE L’HUMEUR : le programme dit MBCT réduit de 50% le risque de rechute dépressive. Pratiqué précocement auprès d’adolescents, il     pourrait aussi prévenir cette maladie.
  • SYSTEME CARDIO VASCULAIRE : une baisse de la tension artérielle, même minime, peut permettre de se passer d’un traitement médicamenteux.

Article inspiré de la revue « Sciences et avenir » de juillet 2013, N° 797.


 

LE YOGA, ENERGETIQUE DE L’HOMME.

(extrait de « La source océane de François Roux aux éditions Agamat)

Au premier chapitre des Yoga-Sûtra de Patanjali, le douzième aphorisme nous éclaire d’emblée sur la tonalité qui va présider à ce travail d’affinement énergétique, la fondamentale bipolarité de l’agir et du non agir : « l’arrêt des tourbillons du mental s’obtient au moyen, de la pratique et détachement ».

Le secret d’un authentique Yoga est là, dans cette subtile dialectique entre l’engagement et le désengagement.

Pratiquer et méditer profondément cette bipolarité, c’est prendre conscience de la complémentarité des contraires, condition de toute énergétique. C’est apprendre à trouver son équilibre entre eux. C’est être acteur autant que témoin. C’est, en vivant la plénitude, entrevoir le vide, l’un et l’autre étant ultimement un même état d’être.

A l’écoute des lois de la vie :

Ne pas nuire, être vrai, ne pas voler, ne pas être esclave des sens, ne pas entasser, telles sont les 5 règles de l’éthique du Yoga. Elles représentent, on le voit, des règles de la vie. Ce sont les erreurs à éviter, si l’on désire entrer sur un authentique chemin de sagesse. C’est l’abandon progressif de comportements profanes et instinctifs – issus de la vision limitée de notre égo – qui sont incessantes causes de trouble, d’agitation, de souffrance et d’épuisement.

Violence, mensonge, vol, excès, entassement provoquent, en effet, une intense usure énergétique dont pâtissent à la fois l’auteur et le la victime, mais aussi, en dernière analyse, la société toute entière.

Respecter les lois de la vie, d’un point de vue énergétique, c’est contrôler et conserver son énergie dans la vie sociale. C’est manier consciemment notre force vitale et non en devenir le jouet inconscient. C’est harmoniser nos rapports avec autrui, mais également avec nous-mêmes. C’est poser ou reconstruire les bases solides d’une progression, afin de ne pas se laisser prendre au piège du fameux « tonneau des Danaïdes », où l’énergie récupérée par une pratique du Yoga serait aussitôt dilapidée dans le gouffre sans fond d’une conduite anarchique.

De simples et subtiles règles de vie :

Propreté, sérénité, exercice, connaissance de soi, lâcher prise : les observances, sont les qualités individuelles censées se développer grâce à la pratique du Yoga.

Les connotations énergétiques de ces règles de vie (niyama) sont encore plus évidentes, d’autant qu’elles amplifient les effets du travail entrepris sur les lois de la vie. Il est clair, en effet, que cultiver la propreté, la pureté, sans pour autant, donner dans le puritanisme, aide à prendre conscience du pesant, de l’opaque, du fermé – source de toutes les violences. Que s’accepter ici et maintenant, tel qu’on est en ce moment, c’est devenir plus vrai, plus ouvert à l’être profond.

 Que s’exercer à la vigilance, entretenir sa propre vitalité, c’est devenir plus autonome, plus confiant en soi et moins enclin à prendre à l’autre ce qui lui appartient. Qu’avancer dans la connaissance de soi, c’est éviter de s’engluer dans les excès de la vie sensorielle. Que lâcher prise, enfin, c’est faire confiance au jeu de la vie et à la présence du divin, échappant ainsi à la récurrente menace d’entasser les possessions au point de s’y engloutir.

Respecter ces règles de vie, dans une optique énergétique, c’est donc nettoyer, stabiliser, transmuer, éclairer, dissoudre. C’est cheminer d’instant en instant vers plus de conscience et de transparence à l’essentiel.

Septembre 2013, à Bar-le-Duc.


 

 

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AU SUJET DES EMOTIONS

La douleur et son contraire, le plaisir constituent le fondement de l’émotion.

Pour sa part, le Yoga invite à dépasser le dualisme : j’aime-j’aime pas pour aborder toute chose d’une manière neutre, en voyant ce qui est… 

Une émotion est quelque chose qui nous arrive, ce n’est pas un état que l’on peut déclencher délibérément. L’émotion est ce qui met en mouvement. Elle provoque des réactions respiratoires (accélérations), des réactions motrices (tremblements), comportementales (fuite), et physiologiques (pâleur, palpitations, expressions faciales, troubles de la voix)…… 

Les émotions primaires sont : la colère, la peur, le dégoût, la tristesse, la surprise et le bonheur.

Les émotions d’arrière plan comme l’enthousiasme, l’excitation, le calme, l’énervement renseignent sur le tonus du corps et l’humeur en général.

 Il y a aussi des émotions sociales comme l’altruisme ou la honte, l’admiration ou l’indignation, ou encore le mépris…

 Sachez que l’émotion qui précède le sentiment est un processus passif et réactif, alors que le sentiment est un processus actif…

 La tradition philosophique du Yoga voit dans les émotions les causes majeures de la souffrance humaine. Tout particulièrement l’attachement, le rejet, la peur, et l’importance qu’on s’accorde à soi-même, c'est-à-dire, l’égo…

 

On a tendance à rechercher les émotions positives et à vouloir les maintenir en permanence : c’est l’attachement et au contraire à rejeter et à fuir les émotions négatives que l’on refoule, lorsque l’on ne peut pas leur donner cours librement, comme la colère ou le dégoût. Ce que notre société réprouve par ses règles culturellement déterminées…

 

Le Yoga ne condamne pas les émotions et ne plaide pas en faveur d’une vie fade, sans enthousiasme et sans élan. Bien au contraire, il insiste sur le fait qu’il faut d’abord les reconnaitre, être conscient de se qui nous meut et nous émeut, et à partir de là, chercher à se libérer de la domination qu’exercent les émotions positives comme négatives afin de préserver son énergie vitale et d’accéder au discernement……

 

Dès lors, le travail sur les émotions consiste à prendre une attitude de témoin vis-à-vis de ce qui se produit dans notre vie.

 

Il est scientifiquement prouvé que la méditation modifie la structure neurale douleur/plaisir comme le font aussi les pensées d’espoir et de salut.

 

Les recherches en neurobiologie recoupe les enseignements des sagesses traditionnelles du Yoga qui soutiennent que : le corps façonne les contenus de l’esprit plus que l’esprit ne façonne ceux du corps.

 

Pour le Yoga; Etre libre, c’est échapper aux divers conditionnements et aux émotions négatives…François BOTTI et Sibylle SCHATZ-BOTTI 

 

Les émotions et sentiments de joie et d’amour qui procurent confiance et altruisme sont préférables aux affects négatifs parce qu’elles favorisent la santé de l’organisme ainsi que l’épanouissement créatif de notre être. Biologiquement parlant, il est donc raisonnable de rechercher la joie et de cultiver l’amour même si les circonstances s’avèrent difficiles et décourageantes.

 

Pour éviter d’être submergé par ses émotions, le Yoga invite à cultiver en tout temps, l’attitude du témoin, qui, quoiqu’il lui arrive, ne se sent pas concerné par les mouvements d’humeur qui le traverse.il se dira : j’observe, je constate qu’il y a de la peur ou de la colère en moi, aujourd’hui, et non pas j’ai peur, ou je suis en colère……

 

le Yoga se présente donc comme une thérapie des émotions, comme un espace virtuel où chacun peut se dire qu’il est en sécurité, ainsi les émotions négatives peuvent s’exprimer sans mettre en danger l’intégrité de la personne qui par le pranayama et les asanas se reconnectera peu à peu avec le côté ensoleillé de son existence…

 

François BOTTI, Bar-le-Duc le 9 octobre2010.


 

 COMMENT BIEN DORMIR ?

Quand mon corps veut dormir mais pas ma tête, que faire ?

 

 Essayez d’être moins à l’écoute des ruminations dans la tête et faites plutôt descendre votre attention, lentement, de la tête jusqu’au ventre…

Vous devez essayer encore et encore jusqu’à finir par vous calmer…

Car là, dans le ventre, il n’y a pas d’idées, pas de pensées…

Là, se trouve la respiration qui, comme une houle douce, bouge constamment.

Un mouvement doux, un mouvement apaisant, un mouvement qui lentement, si vous l’observez va vous bercer et vous endormir…

Cet exercice si simple peut aider à quitter la tête pour le ventre, là où les idées ne s’agitent plus, là où tout est calme et silencieux !!

 

Cet exercice de pleine conscience des mouvements du ventre aident efficacement les personnes qui aimeraient trouver un moyen de se détacher du flux des pensées qui traversent la tête. Sachant que les pensées ne s’arrêtent pas, mais qu’on peut cesser d’y prêter attention ou d’y attacher de l’importance.

 

ETRE PLEINEMENT ATTENTIF.

Comme chez la plupart des gens, il y a des moments dans notre journée, où nous ne sommes pas vraiment là, attentifs, des moments où nous sommes absents… votre entourage s’en rend compte et vous dit : « Tu ne m’écoutes pas » ! ou :

 « Je te l’ai déjà dit dix fois ». il nous arrive aussi de réagir trop vivement à une remarque, cela nous a échappé et après coup, nous sommes désolés. Il nous arrive enfin de penser que nous devrions être plus clairs, dire franchement « non » quand nous estimons que ce devrait être vraiment non.

Nous sommes tous tributaires d’anciens codes de notre jeunesse… et il n’y a pas de recette miracle pour être un adulte pleinement conscient.

Certes depuis les temps les plus reculés, les humains connaissent les ingrédients pour se faire estimer et aimer. Les plus connus sont la gentillesse, la compréhension, l’ouverture et l’acceptation. Le contact en est un autre, une caresse sur le bras ou sur la tête par exemple.

Vous ne pouvez pas contrôler la mer. Vous ne pouvez pas empêcher qu’il y ait des vagues, mais vous pouvez apprendre à surfer, à surfer sans voiles. C’est cela l’objectif central des exercices d’attention….

Nous avons tous des problèmes, nous éprouvons du stress, de la tristesse, nous devons nous accommoder de tas de choses. Lorsque vous voyez les vagues comme elles sont, vous pouvez, avec une pleine attention, faire de meilleurs choix et réagir de façon réfléchie. Dans ce cas, vous prenez conscience que votre patience est à bout ou que vous êtes sur le point de devenir agressif.

Et dès que vous en prenez conscience, vous avez le choix !!

Vous risquez moins d’être entrainé par vos émotions ou celles des autres. Vous pouvez marquer un arrêt, faire une pause-respiration.

Vous observez alors la situation, ce que vous ressentez ce que vous pensez et ce que vous voudriez faire. Vous prenez conscience des formes qui soulèvent les vagues et de notre tendance à réagir automatiquement. Vous êtes moins préoccupé de ce que les vagues devraient être.

Le bouton pause peut vous aider. La pause-respiration crée de l’espace… suffisamment d’espace pour ne pas s’engouffrer dans une réaction automatique.

L’étape la plus importante dans l’apprentissage du surf consiste à marquer un temps d’arrêt, un moment pour observer, pour observer la situation.

En décidant de vous arrêter un moment, vous vous donnez la possibilité de réagir autrement aux circonstances auxquelles vous êtes confrontés, de réagir de façon moins automatisée.

Vous pouvez réagir de façon plus calme, avec plus de compréhension et sans perdre de vue les limites. Vous comprenez alors que ce n’est pas tant la situation qui constitue le problème que votre propre réaction…

Surfer n’est pas un sport facile. Vous ne pouvez pas fouetter les vagues ou les rapetisser. Les vagues vont et viennent à leur rythme, tantôt hautes, tantôt basses. Parfois elles sont nombreuses (des amis qui divorcent, une mère malade, un emploi menacé), parfois c’est le calme plat.

Quand on prend conscience des vagues sans immédiatement y réagir, la vie devient plus sereine.

(Extraits du livre : Calme et attentif comme une grenouille d’Eline Snel. Ed. les arenes.)

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